Maladie chronique et risque de chute : comprendre les liens pour mieux prévenir
27 octobre 2026

Les troubles de l’équilibre, la perte de mobilité et la diminution de la force musculaire augmentent le risque d’accident au quotidien. Identifier les facteurs de fragilité permet d’adopter des solutions de prévention adaptées et de préserver son autonomie.
Pourquoi les maladies chroniques augmentent-elles le risque de chute ?
Le lien entre une maladie chronique et le risque de chute est aujourd’hui largement documenté. De nombreuses pathologies affectent progressivement les capacités physiques, sensorielles ou cognitives. Elles peuvent entraîner une diminution de la mobilité, une perte de l’équilibre, une baisse de la force musculaire ou encore des troubles de la coordination.
À cela s’ajoutent parfois les effets secondaires de certains traitements (vertiges, hypotension, somnolence), qui augmentent encore davantage le risque de chute.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les chutes représentent la deuxième cause de décès accidentel dans le monde et concernent particulièrement les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.
Source : Organisation mondiale de la Santé

La maladie de Parkinson : des troubles moteurs qui fragilisent l’équilibre
La maladie de Parkinson est l’une des pathologies les plus fréquemment associées aux chutes. Elle provoque une rigidité musculaire, un ralentissement des mouvements (bradykinésie) ainsi que des troubles de la marche.
Les patients peuvent également souffrir du phénomène de « freezing », un blocage soudain empêchant d’avancer malgré la volonté de marcher. Ces épisodes augmentent fortement le risque de perte d’équilibre.
Pour limiter les risques, il est recommandé de :
- maintenir une activité physique régulière ;
- sécuriser les déplacements au domicile ;
- installer des équipements adaptés comme des barres d’appui ou des mains courantes.
Source : https://www.franceparkinson.fr

Diabète : lorsque les complications augmentent le risque
Le diabète peut favoriser les chutes de plusieurs façons.
La neuropathie diabétique entraîne une diminution de la sensibilité au niveau des pieds. Les personnes ressentent moins bien le sol, ce qui altère leur stabilité et leur équilibre.
Par ailleurs, certaines hypoglycémies peuvent provoquer des malaises, des vertiges ou une confusion passagère.
Selon la Fédération Française des Diabétiques, les complications neurologiques et visuelles constituent deux facteurs majeurs de risque de chute.
Source : Fédération Française des diabétiques
Une surveillance régulière des pieds, un chaussage adapté, un environnement sécurisé et une pratique d’activité physique permettent de réduire ces risques.

Arthrose : une douleur qui modifie les déplacements
L’arthrose touche principalement les genoux, les hanches ou la colonne vertébrale. La douleur entraîne souvent une modification de la marche et une réduction de l’activité physique.
Moins on bouge, plus les muscles s’affaiblissent. Cette perte de force musculaire contribue directement à augmenter le risque de chute.
Selon l’Assurance Maladie, l’activité physique adaptée constitue l’un des meilleurs traitements non médicamenteux de l’arthrose.
Source : Ameli.fr
L’installation de solutions d’aide au déplacement dans les escaliers ou les sanitaires peut également améliorer la sécurité au quotidien.

D’autres maladies chroniques à surveiller
Plusieurs autres pathologies peuvent augmenter le risque de chute :
- les maladies cardiovasculaires pouvant provoquer des malaises ;
- les accidents vasculaires cérébraux (AVC) laissant des séquelles motrices ;
- les troubles de la vision comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ;
- les maladies respiratoires chroniques qui diminuent l’endurance ;
- certaines maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.
Ces pathologies agissent souvent de manière combinée avec le vieillissement, ce qui renforce la fragilité des personnes concernées.

Prévenir les chutes grâce à une approche globale
La prévention ne repose pas uniquement sur le traitement de la maladie.
Une démarche globale est recommandée :
- pratiquer une activité physique adaptée afin d’entretenir la mobilité ;
- faire contrôler régulièrement sa vision et son audition ;
- revoir les traitements avec son médecin si des effets secondaires apparaissent ;
- adopter une alimentation variée et équilibrée pour contribuer au maintien de la force musculaire et préserver son autonomie ;
- sécuriser son logement en supprimant les obstacles ;
- installer des dispositifs favorisant l’autonomie et la sécurité.
L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) rappelle que la prévention des chutes combine à la fois activité physique, adaptation du logement et prise en charge des facteurs médicaux.
Source : Inserm.fr
En résumé
Une maladie chronique n’entraîne pas systématiquement une chute, mais elle augmente souvent les facteurs de risque : diminution de l’équilibre, perte de mobilité, douleurs, faiblesse musculaire ou troubles neurologiques.
En associant un suivi médical adapté, une activité physique régulière et un environnement sécurisé, il est possible de préserver durablement son autonomie et de limiter les accidents du quotidien.
Votre pharmacien, premier professionnel de santé de proximité, peut également vous conseiller sur les solutions favorisant le maintien à domicile. N’hésitez pas à le solliciter pour vous informer sur la possibilité de réaliser un audit de votre logement, afin d’identifier les aménagements nécessaires et les équipements adaptés pour renforcer votre sécurité et préserver votre autonomie.
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